Hello les ami.e.s,
Vous nâĂȘtes sĂ»rement pas sans savoir que je viens dâun pays oĂč on ne rigole pas avec le temps, la ponctualitĂ© et les montres. Ils font un peu partie de mon patrimoine culturel et dâailleurs, j'ai une habitude : je rĂšgle toujours ma montre en avance. Pas parce que je suis pressĂ©e, mais parce que j'aime bien l'idĂ©e d'ĂȘtre⊠en avance sur mon temps (blague de daron, je sors. Câest surtout parce que je dĂ©teste ĂȘtre en retard).
Ce mois-ci, je suis tombées sur plusieurs articles qui traitent du temps : de celui que nos ordinateurs mesurent à la microseconde prÚs, de celui que l'IA nous donne parfois l'impression de pouvoir étirer à l'infini, et de celui qu'on oublie parfois de préserver.
On commence avec un article sur la fin de la seconde intercalaire. Saviez-vous que depuis 1972, on ajoutait parfois une seconde Ă lâheure UTC pour compenser des petites irrĂ©gularitĂ©s de rotation de la Terre ? Vous vous doutez bien que les ordinateurs nâaiment pas trop ça. Ajouter une seconde, ça provoque des bugs bien rĂ©els, alors imaginez si on devait en enlever ! Câest ce qui risque dâarriver ces prochaines annĂ©es, et devant ce gros bug Ă venir, la dĂ©cision est prise : on arrĂȘte dâajuster le temps UTC Ă la rotation de la Terre.
Toujours sur le temps, jâaime particuliĂšrement la rĂ©flexion de William Krieg sur une illusion apparue avec lâIA: lâimpression que lâon peut tout faire. Car oui, on peut gentiment tout faire avec lâIA. Mais on ne peut pas tout faire, tout simplement car.. on nâa jamais le temps de tout faire. Si lâIA nous donne lâimpression que tout est possible, elle ne nous donne pas davantage dâheures dans une journĂ©e.
On continue avec lâIA et ce coup de gueule dâElena Verna sur ce que les femmes attendent vraiment de lâIA: il fallait que quelquâun le dise. ArrĂȘtez de nous bassiner avec le fait quâon pourra choisir nos vĂȘtements ou organiser les anniversaires plus facilement avec lâIA. Elena Verna souligne quâon continue, quand on parle des femmes et de la technologie, Ă les prĂ©senter comme des consommatrices et des gestionnaire de foyers. Ce quâon veut ? Une IA qui nous aide Ă crĂ©er des entreprises, Ă rĂ©duire les inĂ©galitĂ©s salariales, Ă faire avancer la recherche mĂ©dicale sur lâendomĂ©triose (la liste est encore longue).
Pour finir, comme on nâest jamais mieux servie que par soi-mĂȘme : je vous recommande forcĂ©ment chaudement de lire mon dernier article de blog. Pourquoi et comment utiliser des useEffect() sans dĂ©pendances ? Rien Ă voir avec le temps, je sais, si ce nâest celui que vous ne perdrez pas Ă vous demander, un jour, si ne pas mettre de dĂ©pendances Ă votre useEffect, câest un blasphĂšme sans nom. Spoiler: câest possible, mais il faut en payer le prix.
đ Une meuf de la tech Ă connaitre
âš Fei-Fei Li âš
Fei-Fei Li est une chercheuse, professeure d'informatique Ă Stanford et une figure majeure de l'intelligence artificielle aujourdâhui.
Sa contribution la plus connue ? ImageNet, une immense base de donnĂ©es de millions d'images annotĂ©es, créée pour apprendre aux machines Ă reconnaĂźtre les objets qui les entourent. LancĂ© en 2009, ce projet a rendu possible l'IA visuelle actuelle. Une chercheuse, donc, mais pas seulement : Fei-Fei Li a aussi dirigĂ© le laboratoire dâIA de Stanford et a Ă©tĂ© VP chez Google.
Elle a aussi co-fondĂ© AI4All, qui a pour objectif de rendre lâĂ©ducation Ă lâIA plus inclusive.
Aujourdâhui elle dirige le Stanford Institute for Human-Centered AI et elle a co-fondĂ© World Labs, une entreprise qui travaille sur lâintelligence spatiale: elle cherche Ă construire des systĂšmes capables de comprendre le monde physique.
Elle a écrit The World I See, sur son expérience de chercheuse en IA, définitivement sur ma liste de lecture.
Fei-Fei Li dĂ©fend une vision de lâIA centrĂ©e sur lâhumain : comment elle peut amĂ©liorer nos vies concrĂštement tout en prĂ©servant la capacitĂ© humaine Ă dĂ©cider et Ă agir.
La suivre sur LinkedIn: Fei-Fei Li.
đ TMIL (this month I learned)
Vous connaissez le Scream Test (non, ce nâest pas crier sur votre collĂšgue pour savoir sâil a review votre PR) ? Le Scream Test est une technique utilisĂ©e pour identifier des infrastructures, services ou fonctionnalitĂ©s qui ne sont peut-ĂȘtre plus utilisĂ©s, mais que personne n'a pensĂ©/voulu supprimer.
Le principe est simple: on coupe quelque chose et on attend de voir qui crie.
VoilĂ , franchement pourquoi se compliquer la vie ? Je trouve ce concept fascinant sur 2 points :
Il part quand mĂȘme du principe que les gens crient quand ça ne fonctionne pas.
Il montre vraiment comment parfois, dans la tech, on nâa AUCUNE idĂ©e de Ă quoi sert ce truc.
Un exemple concret : Microsoft a utilisĂ© cette approche pour identifier les serveurs encore nĂ©cessaires avant sa migration vers Azure. Les Ă©quipes pensaient ne supprimer qu'une petite partie de leurs machines inutilisĂ©es. Elles ont finalement dĂ©couvert qu'environ 15 % de leur parc pouvait ĂȘtre considĂ©rĂ© comme superflu.
đ° Et un peu de rabâŠ
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Câest dĂ©jĂ fini ! A trĂšs vite (1 minute avant tout le monde, Ă©videmment)
